|
LES MAIRIES AUX MERES |
Pour répondre à cette question, j’ai simplement analysé le rôle des
maires en France. Un pays que nous copions et pour cause, nous avons
été durant un certain temps administré par ce pays.
Nous gardons d’ailleurs avec ce pays ami, une très large
coopération.
Comparaison n’est pas raison, mais je vais comparer tout de même,
pour les besoins de la cause.
En France, ils ont un moyen de transport collectif, le métro qui
circule en sous-sol. Nos tramways achetés à la France, circulent en
plein soleil entre Rabat et Salé, et paralysent de façon dramatique
notre circulation automobile.
Le TGV, qui n’existe pas aux Etats-Unis, pourtant un immense pays,
est en cours de travaux pour relier Casablanca et Tanger, alors que
ce n’est certainement pas une des priorités pour notre pays. Ce
n’est là que le point de vue d’un citoyen qui ne sait pas
grand-chose.
Je continue ! À Paris, ils ont une multitude de pigeons, avec tous
les problèmes que posent les déjections de ces animaux volants, ces
problèmes toucheront aussi notre capitale, nos pigeons ne souffrent
pas de constipation, et leur taux de natalité doit rejoindre ceux
des pays en voie de développement.
À Paris, la Tour Eiffel est le monument le plus visité par les
touristiques Parisiens; nous avons aussi une Tour, loin d’être aussi
haute, elle n’est visitée que par les rayons du soleil…. .
Je reviens à mon sujet : Parmi les nombreuses prérogatives des
Maires, je vais retenir celles qui me paraissent importantes pour la
quiétude des administrés.
Le maintien de l’ordre public, c’est-à-dire l’ordre normal dans la
sûreté, la sécurité, la salubrité des places publiques, la
réglementation de la circulation, le stationnement, la mise en œuvre
d’actions en cas de mise en danger de la population ou de
l'environnement… .
J’ai alors analysé le désordre dans lequel évolue la capitale,
Rabat, pour ne citer que la ville où je réside, et je me suis posé
alors une autre question : Où sont les présidents des communes et
que fait le Maire qui est l’autorité qui chapote ces responsables ?
Et bien, je n’en sais rien.
La commune est une entité territoriale, où les citoyens respectueux
de valeurs communes vivent comme une grande famille.
Dans une famille, le personnage central de l’ordre, de l’équilibre,
de la propreté, du rangement, de la veille sur la santé et les
soins, ce sont les mères.
Ces fonctions ont été et sont toujours dans toutes les familles, et
dans tous les pays, réservées exclusivement au sexe féminin.
D’ici à dire qu’elles sont génétiquement programmées, il n’y a qu’un
pas, que je franchis allégrement.
Quand je vois ce qui se passe à Rabat, capitale administrative et de
notre pays, concernant la sécurité, la salubrité, la circulation, la
dégradation de la qualité de vie, la pollution de l’air que nos
enfants respirent, j’accuse, sans me prendre pour Zola, Emile de son
prénom, les présidents de nos communes, d’abandon de poste, de
laxisme, d’incompétence, d’irresponsabilité.
J’attendais avec impatience la date du 8 mars, consacrée aux femmes,
alors qu’elles bossent sans reconnaissance 365 jours chaque année,
pour rappeler l’injustice dans laquelle elles vivent.
Il faut donner aux femmes ce qu’on leur refuse encore, pas la place
qu’elles méritent, mais simplement les places qui leur reviennent de
droit, comme la moitié masculine qui se réserve tout, sans honte et
sans gêne.
J’avais d’ailleurs écris et déploré l’absence de femmes dans le
gouvernement dirigé par Monsieur A Benkirane, un gouvernement
pourtant bien pléthorique.
Je suis sûr et persuadé, que si à la tête des mairies, on nommait
exclusivement des femmes, on y gagnerait tous. C’est sous leur
autorité que les présidents des communes, devront faire leur travail
et rendre des comptes.
En effet, les tâches fondamentales qu’elles assument en tant que
mères seraient simplement étendues à une population plus grande.
Nos villes seraient bien plus propres, bien plus sécuritaires, bien
plus salubres, au profit de notre bonheur dans une meilleure qualité
de vie. Seules les femmes sont habilitées à ces tâches, pour effacer
les taches indélébiles de la mauvaise, voire de l’absence de gestion
des maires masculins.
Nous sommes au Maroc plus de 34 millions d’habitants, dont plus de
la moitié sont de sexe féminin, je ne veux pas croire que parmi ces
femmes, il n’y a pas de compétence, d’autorité, de responsabilité,
d’intelligence et de savoir-faire, pour rétablir l’ordre et la
qualité de vie.
Aussi, à l’occasion de cette journée unique consacrée à la femme, je
demande aux hommes politiques de notre pays de bien réfléchir à
cette suggestion et à l’argumentaire avancé s’ils veulent que nous
sortions du désordre et des déséquilibres, générateurs du chaos,
vers lequel tend toute notre planète bien malade par la gestion
exclusive des hommes.
Docteur Fayçal Bouhlal |
|
DECEPTION ET ESPOIR |
|
Je suis un citoyen et
comme tel, concerné par tout ce qui se passe dans notre
pays le Maroc.
Je vais clore rapidement le premier
mot du titre de cet article, pour me consacrer plus longuement sur
le second.
La déception nous l’avons vécue comme tant d’autres
Marocains, après la défaite de l’équipe de foot-ball.
Pourtant nous sommes habitués, compte tenu du fait que nous
collectionnons les défaites.
Nous n’avons depuis longtemps plus de footballeurs dignes de nous
représenter, nous n’avons d’ailleurs plus aucun athlète, pour faire
vibrer notre fabuleux hymne national dans les stades de sport des
pays étrangers, nous sommes absents de toutes les disciplines.
Après leur entraînement à Marbella, le retour anticipé nous coûtera
moins cher, surtout que nos valeureux joueurs ne se contentent pas
d’un hôtel à leur mesure, ces messieurs exigent d’être logé dans ce
qu’il y a de plus luxueux et de plus dispendieux
On les appelle les lions de l’Atlas, je rappelle que depuis
longtemps, il n’y a plus de lions dans l’Atlas, et que notre équipe
n’était constituée que de brebis égarées et perturbées par les
stratégies des adversaires, qu’ils soient Tunisiens ou Gabonais. Ils
ont gagné, difficilement d’ailleurs, le match qui ne sert à rien
contre le Niger.
Une équipe de bric et de broc : Un entraîneur étranger, un ramassis
de joueurs qui jouent, quand ils jouent, soit en France, soit en
Angleterre, soit en Arabie Saoudite, soit en Espagne …., et quelques
jeunes apprentis locaux, pas encore à la page.
Ces conditions ne peuvent pas permettre de constituer une équipe
ordonnée, coordonnée, soudée, entraînée, pour construire une attaque
et une défense qui permet de marquer des buts et de ne pas en
encaisser, plus que l’on ne marque.
Il faut reprendre en main, l’ensemble de la politique sportive de
notre pays, former, remettre de l’ordre, du sérieux et de la
compétence, sans quoi nous resterons mauvais et frustrés.
J’en viens à l’espoir. Mon parti politique à moi, c’est le Maroc,
je n’ai dans ma poche que ma nouvelle carte nationale qui doit être
refaite.
Ceci étant dit, si je devais choisir un parti, j’opterais pour le
PJD.
Ayant toujours défendue l’équité, la justice, le partage de toutes
les richesses, pour que les biens ne soient pas l’apanage de la même
minorité, le refus farouche de toutes les dérives, pour un équilibre
qui assure la stabilité, la pérennité et la bienséance du peuple et
de la nation.
J’ai donc écouté avec attention et je dirais même avec plaisir, le
discours du chef du Gouvernement Monsieur Abdelillah Benkirane.
C’est nouveau, c’est franc, c’est direct et sans langue de bois. Le
chef de gouvernement ou Premier Ministre, donne l’impression d’être
un homme qui se confie une mission. Et il invite tous ceux qui
géreront avec lui, sous la Haute autorité de Sa Majesté le Roi, les
affaires du pays, à la même mission : Instaurer une réelle
démocratie en luttant contre toutes les dérives du passé, que tous
les Marocains connaissent et qu’ils ne supportent plus, dans ce même
élan de ce grand renouveau du monde Arabe et Musulman.
Souhaitons que les obstacles nombreux seront franchis, et que nous
verrons plus clair pour cette longue marche entreprise et promise,
pour le progrès et le développement, de toutes les strates de la
société marocaine.
Napoléon avait dit : « Quand la Chine s’éveillera le monde
tremblera », cette prophétie est en cours, je crois que si le monde
arabe et musulman, sort de son sommeil, s’il prend conscience de sa
force et de ses richesses, dans une grande cohésion, politique,
idéologique, stratégique, alors il fera aussi trembler ceux qui ont
tout fait pour qu’il reste divisé et faible.
Docteur Fayçal Bouhlal. |
|
DOUG DOUG |
C’est
un drôle de titre pour un article, mais vous allez comprendre de
quoi il s’agit. J’ai demandé à un ami de prendre place à mes cotés
en voiture, pour un parcours en musique. Il m’a demandé où nous
allions. Je lui ai dit : « Je te demande simplement d’avoir
tous tes sens en éveil et ton ouie en particulier ».
Nous circulons donc dans les rues et les avenues du quartier de l’Agdal,
c’est un dimanche matin, le seul jour où la circulation est fluide
le matin tôt.
En fait le verbe circuler est peu approprié en semaine, car on ne
circule plus à Rabat. Dans nos automobiles en effet, on passe plus
de temps à l’arrêt qu’en mouvement.
C’est là un des signes de notre politique environnementale, et notre
stratégie dans la diminution de la pollution atmosphérique dans la
capitale.
En traversant les rues, un bruit sourd doublé est régulier occupe
mes oreilles.
Je quitte alors les rues et les ruelles pour une avenue récente
longue régulière, sans trous, sans crevasses, sans dos d’âne, seule
la musique diffusée par la radio, berce notre parcours.
Je demande à mon ami passager de bien tendre ses deux feuilles, et
je reviens sur mes pas pour refaire le même parcours dans les rues
du quartier de l’Agdal. La musique est toujours en diffusion, mais
le fond change de façon saccadée et dans nos sièges auto nous sommes
secoués, tous les dix ou quinze mètres parcourus.
Je demande à mon ami, s’il a remarqué une différence dans les bruits
lors du trajet sur l’avenue en double voie qui mène au quartier Ryad,
et les rues que nous parcourons.
Il me répond eurêka, j’ai trouvé, doug doug.
C’est le titre que j’ai choisi. Explication : Vous savez que dans le
quartier de l’Agdal dans les années 50-60, les demeures n’étaient
que des villas.
Nos promoteurs avides d’argent facile et vite fait ont détruit
toutes les villas, au profit d’immeubles contigus et opposés, plus
laids les uns que les autres.
Pour faire arriver les tuyaux et autres câbles pour alimenter les
immeubles en eau, en électricité, en téléphone, on a creusé des
tranchées dans les rues, pour les passages de tous ses conduits.
Si ces tranchées ont été abandonnées par les uns, elles ont été
remplies de façon démesurée par d’autres, et comme chez nous rien
n’est contrôlé, que chacun fait ce qu’il veut et comme bon lui
semble, dans les rues de l’Agdal on passe de trous en crevasses, de
dos d’âne en tranchées effondrées, et nos roues du train avant et
arrière de nos véhicules, tombent et se relèvent en faisant un bruit
doublé, répété et infernal, doug doug.
Il faut éteindre la radio, entre les doug doug, les cloches des
trams qui avertissent de leur arrivée, les klaxons des gens qui
râlent et le bruit de fond sourd de la vie, nos oreilles sont
cassées et nous concassés.
Docteur Fayçal Bouhlal |
Gouvernement
La majorité des exclues féminines |
Conformément à la Constitution, Sa
Majesté le Roi Mohammed VI avait rapidement choisi le
chef du Gouvernement, au sein du parti politique, arrivé
en tête aux dernières élections législatives.
Et comme toujours chez nous, où aucun des partis politiques en
compétition, n’a une assise sociale suffisante pour atteindre la
majorité absolue, en rappelant en plus, que les partis historiques
et traditionnels, ont hélas tous vu leur base sociale fondre, comme
neige au soleil, il n’était possible de constituer un Gouvernement,
qu’en faisant appel à une coalition.
Comme le parti vainqueur a toujours été dans l’opposition, qu’il n’a
jamais exercé de fonctions gouvernementales, il était évident que
les discussions et les marchandages avec les partis qui allaient
accepter de former cette alliance, seraient longs et compliqués. Ce
fut le cas.
Le pays ne pouvant rester sans Gouvernement, les délais requis pour
sa formation ne pouvant être dépassés, nous avons eu l’équipe,
certains diront et le disent, de bric et de broc, mais une équipe
qualifiée qui va se mettre au travail.
Comme il fallait s’y attendre, les perdants, ceux qui n’ont pas
accepté de prendre part, ceux qui désormais allaient constituer
l’opposition, ont tous dégainé et tiré à bout portant lors des
débats télévisés, à la radio, et dans la presse écrite.
Ce n’est pas normal, ce n’est pas sain, et il faut le souligner
cette équipe à reçu l’aval du Souverain, laissons lui les cent jours
classiques pour faire l’analyse de ses premiers pas et la direction
que ces pas, vont faire prendre au pays.
Il faut rappeler à ceux qui sont dorénavant dans l’opposition, et
qui ont été dans bien des exécutifs dans le passé, USFP et RNI pour
ne citer que cela, qu’ils sont responsables par leurs gestions
antérieures de la montée d’autres partis, choisis par le résultat
des urnes et peut être plus en capacité de gérer les affaires du
pays.
Je ne fais aucune critique, et en simple citoyen n’étant affilié à
aucun parti, concerné par ce qui arrive et qui va arriver au pays,
je félicite l’équipe en place, et je ne dégainerais que plus tard si
des cibles m’apparaissent à l’horizon.
Si j’ai un regret à formuler sur cette équipe gouvernementale, c’est
l’absence de femmes et surtout l’acceptation par cette seule femme,
d’un poste ministériel, dans cette équipe monstrueusement masculine.
Elle aurait été bien plus à l’aise dans la majorité des exclues
féminines
Docteur Fayçal Bouhlal. |
|
La liberté, entre le leurre et la réalité |
|
J’ai visité
plusieurs pays d’Europe mais aussi d’Amérique du Nord. Ces voyages
qui nous permettent de voir d’autres civilisations, d’autres modes
de vie, d’autres coutumes et traditions.
Le sujet de cet article n’est pas de décrire des
monuments, ni les belles places et avenues de réputation mondiale.
Je ne m’astreindrai ici qu’à une analyse comparative, celle de mon
vécu quotidien dans notre pays, un très beau pays le Maroc, et les
quelques pays modernes, civilisés, démocratiques, que je sélectionne
dans ma tête.
Et la question fondamentale que je me suis posée et à laquelle je
vais tenter de répondre, c’est la suivante : Les citoyens de ces
grands pays Allemagne, Suisse, Canada … Sont-ils libres et
jouissent-ils de leurs libertés comme nous au Maroc ?.
J’ai vu des citoyens dans ces pays, respecter les feux rouges, les
limitations de vitesses, les stops, les sens interdits, les
trottoirs réservés aux piétons, les stationnements interdits, ils ne
crachent pas sur les trottoirs, c’est interdit! Ils ne balancent pas
leur chewing-gum sur les marbres des trottoirs des grandes avenues
de la ville, c'est interdit aussi! Ils ne jettent pas non plus leurs
ordures ici et là.
Ils ne stationnent ni n’empruntent les pistes cyclables réservées
aux bicyclettes et autres motocyclettes.
Si les nombreux interdits, sur lesquels ils sont tous d’accord, sont
violés par les uns ou par les autres, les sanctions sont immédiates.
La peur de la sanction, d’être rappelés à l’ordre de façon
désobligeante, induit des réflexes conditionnés, qui expliquent
leurs comportements généraux. Bien entendu la vie dans ces villes
est sécurisée, organisée, rangée.
Mais je me suis dit les pauvres, que d’interdits, que de
contraintes, que de craintes des agents de la sécurité ou de la
circulation qui font leur travail.
En somme ils ne sont pas libres, la liberté chez eux est un leurre.
J’invite donc des Allemands, des Suisses…Dans notre pays, pour voir
ce que c’est que d’être libre.
Chez nous on grille les feux. On stationne les voitures sur les
pistes cyclables. On ne respecte ni stationnement interdit, ni
limitation de vitesse. Nos trottoirs sont des parkings, et les
piétons en danger sur les chaussées. La maladie chronique de nos
trottoirs, en dehors des fuites d’huile de nos automobiles, ce sont
nos chewing-gum, crachés et écrasés sur les marbres.
Nous, nous sommes libres, certes, mais c’est la désorganisation la
plus complète qui frise le chaos.
Nous n’avons peur de rien, la police que nous aimons est avec nous,
elle ne s’occupe même pas de la circulation, c’est nous qui
librement et à notre guise la désorganisons ensemble.
Nous sommes tous en retard, bloqués dans notre trafic urbain
paralysé, nous n’avons plus d’urgences et nos ambulances ont toutes
abandonné la partie. Les chauffeurs sont à l’arrêt devant les
cliniques plutôt que bloqués avec des malades urgents dans des
embouteillages inextricables.
Et bien oui nous sommes libres et fiers de l’être. Sommes-nous
heureux? C’est là une toute autre question. À laquelle j’évite de
répondre. En tout cas ça ne se voit pas sur nos visages tristes et
défaits.
Nos espoirs sont fondés sur le nouveau gouvernement que l’on a un
mal fou à former, à cause du trafic.
Docteur Fayçal Bouhlal. |
|
|
Prothèses mammaires :
La mondialisation
sème la panique |
|
C’est en France que le
nombre de femmes porteuses de prothèses mammaires, de
marque Poly implant prothèse, est le plus important.
Mais l’entreprise, qui a fabriqué et vendu ses
prothèses, a aussi exporté vers plus de 65 pays à
travers le monde. L’inquiétude qui a touché 30 000 femmes en France a
aussi touché des femmes en Grande-Bretagne, au Brésil, en Colombie,
au Costa Rica …, des femmes victimes de cette même marque de
prothèses. C’est là entre autres un des méfaits de la
mondialisation.
Comme nous sommes sur la même planète terre, je me suis posé la
question pour notre pays le Maroc, sachant que la France est le pays
avec lequel nous commerçons et échangeons en priorité.
Ceci étant dit, il faut souligner que si le risque de rupture est à
craindre, en raison du caractère irritant du silicone contenu dans
ces prothèses, aucune liaison directe entre la fuite et la survenue
de cancer n’est établie voire scientifiquement démontrée.
Pourquoi inquiéter de façon démesurée les femmes porteuses de ce
type de prothèses et pas seulement ces femmes, mais toutes les
femmes ayant des prothèses mammaires.
En effet si les femmes opérées, savent qu’elles portent des
prothèses, elles ne savent pas qu’elle type de prothèse leur
chirurgien leur a implanté.
Comment peuvent elles le savoir plusieurs années après ? Certes en
demandant au chirurgien traitant, si les dossiers de ses patientes
sont établis, documentés et archivés.
Car il serait grave pour des femmes qui ont d’autres types de
prothèses, de se les faire enlever pour connaître la marque, et
ainsi opérer à tort voire pour d’autres raisons qui ne seraient pas
médicales.
Ceci pour insister sur le fait que le compte rendu opératoire,
précisant l’acte chirurgical pratiqué et le type de prothèses
implantées, doit être délivré par tout chirurgien à son patient ou
sa patiente à sa sortie de clinique.
A nos autorités médicales de gérer au mieux cette situation, car des
femmes sont inquiètes chez nous, et elles attendent les
recommandations calmes et pondérées sur cette affaire.
Une autre question majeure se pose en effet ! Comment se fait-il
qu’une entreprise française a pu échapper de la sorte et devenir le
troisième fabriquant mondial de prothèses mammaires, alors que le
patron actuellement recherché, était un ancien charcutier et
marchant de vins. Les prothèses, comme les médicaments, sont à usage
médical, elles doivent être soumises aux mêmes règles de contrôles
de leur innocuité, et aux mêmes autorisations de mise sur le marché.
Cette affaire rappelle et remet en mémoire le scandale du médiator.
Docteur Fayçal Bouhlal |
|
|
Le style
nouveau de Abdelilah Benkirane :
Si on me laisse travailler…. |
Il n’y a pas de
démocratie sans liberté d’expression. Dixit le Chef
désigné du futur Gouvernement, Monsieur A. Benkirane,
dans l’interview diffusée le 8 décembre sur Al Jazeera. Il s’agit assurément d’un nouveau style, dans cette fonction
importante, plus encore avec la nouvelle constitution et les
pouvoirs élargis du Premier Ministre et du Parlement.
L’époque des anciens Premiers ministres rarement interviewés,
hautains, inaccessibles, détenteurs de la vérité, alors que nul ne
la détient, fait partie du passé.
Des premiers souvent dans l’ombre, le pouvoir étant ailleurs, entre
d’autres mains, quand ce n’est pas un autre ministre omnipotent qui
gère tout et décide de tout. Creusez un peu votre mémoire pour y
voir plus clair.
Avec Monsieur A Benkirane, les propos sont libres et francs. Il n’y
a pas de langue de bois, les fondamentaux et la philosophie de
l’action rappelés.
Monsieur Benkirane répond : Si on me laisse mener la politique de
changement à laquelle les Marocains aspirent, et si je dispose de
l’aide de l’équipe gouvernementale que Notre Souverain acceptera,
alors oui je travaillerai aux buts fixés. Si je venais à ne pas
disposer de l’appui, de l’aide et de la cohésion de la future
équipe, ou si je devais recevoir des ordres, qui ne viendraient pas
directement de Sa Majesté, alors je partirai.
L’homme résolu, pugnace, décidé, emporté par sa ferme volonté
d’asseoir les bases de la démocratie, dans un monde Arabe ou les
retours en arrière sont impossibles.
À la question sur les départements fondamentaux, Monsieur Benkirane
évoque d‘abord le ministère de la Justice, de l’Education, de la
Santé, de l’emploi …, Se posant la question de la priorité à l’Education
sur la Justice.
Mais Monsieur le premier Ministre, il n’y a là aucune hésitation à
avoir, la colonne vertébrale d’une Nation, c’est son système
éducatif.
Il ne peut y avoir de justice sans éducation de base solide. En
évitant de sombrer dans la scolastique, en formant l’esprit critique
et le libre- arbitre. Savoir lire, écrire et compter bien sûr, mais
surtout il faut être capable de comprendre tout ce qu’on lit pour y
adhérer ou pour faire une analyse critique rigoureuse et documentée.
C’est alors que l’on devient apte à faire la part de ce qui relève
des droits, et ce qui relève des devoirs.
Il y a un trépied fondamental, qui constitue la base sur laquelle on
édifie l’ossature d’une nation. L’Education étant le premier pilier,
la Justice le second, la Santé le troisième.
Pourquoi d’abord l’Education, parce qu’elle permet de remplir,
d’organiser et de structurer l’organe fondamental du corps humain,
sa base de données, le cerveau. En rappelant ici la thèse de
Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » elle
garde toute sa valeur universelle.
Hélas au constat et à l’analyse, notre système éducatif est une
plaie ouverte. Son traitement sera long et coûteux.
La Justice, elle doit simplement être rendue, avec l’équité requise
pour tous.
La santé doit devenir accessible à tous et ne plus rester à
multiples vitesses.
En ce qui concerne l’emploi, un défi pour toutes les Nations à
travers le monde, c’est dans son concept même et sa philosophie
qu’il doit être revu et corrigé.
Ceci pour dire que la tache de la nouvelle équipe sera colossale,
passionnante, longue, difficile, qu’elle demande beaucoup de temps
et beaucoup de compétences.
Voilà ce que m’a inspiré cette dernière interview de Monsieur A.
Benkirane.
Docteur Fayçal Bouhlal.
|
Elections législatives
Un
accouchement laborieux |
|
Les élections législatives
ont eu lieu. Sans l’ombre d’une surprise, la victoire du
P J D était prévue et attendue. Il y a deux ou trois ans
que la presse américaine annonçait déjà cette
éventualité.
Il n’y a pas eu de contestation quant aux résultats,
même si personne ne croit que l’argent n’a joué aucun rôle et que
les choses étaient aussi claires que de l’eau de roches.
Mais la question fondamentale qui doit être posée, même si le
pourcentage des votants est nettement supérieur à celui des
élections législatives antérieures, 45% au lieu de 35. Il n’en reste
pas moins que 55% des citoyens en âge de voter ne se sont pas
déplacés.
L’abstention reste malheureusement majoritaire dans notre pays. Il
faut tenter de trouver des réponses, et expliquer pourquoi tant de
gens ne se sentent pas ou plus concernés.
La première réponse est très simple. Ils ont tellement avalé de
couleuvres, qu’ils en ont eues une lourde indigestion. Ils se sont
alors mis au jeûne des urnes.
Douchés par la démagogie, et les promesses non tenues, ils ont
exprimé leur ras-le-bol.
Nombreux en effet sont les députés, auxquels les voix accordées ont
permis de prendre place dans un fauteuil au Parlement, qui ont
disparu de la circulation, oubliant le contrat passé avec leurs
électeurs. C’est là une raison majeure.
La seconde cause encore plus préoccupante, relève du nombre colossal
de partis politiques présents dans l’arène nationale. Comment
peut-on choisir dans un tel éventail, qui ne traduit que division et
faiblesse. Un parti ne peut exister que s’il dispose d’un programme
cohérent, réaliste, chiffré et adapté aux problèmes à résoudre, dans
une échelle d’urgences et de priorités étudiées et consensuelles.
Croire qu’avoir 31 partis politiques est un signe de grande
démocratie est inexact, cela n’existe d’ailleurs qu’en Afrique, où
la démocratie n’existe nulle part, et qu’elle en est à ses
balbutiements ici et là.
Dans les grandes Démocraties connues à travers le
Monde, Amérique, Grande-Bretagne, France …, Le nombre de partis
politiques est réduit, c’est ce qui permet une alternance lorsque
des élections délogent une majorité au profit d’une autre, quand la
base sociale s’est inversée.
Enfin le dépliant sur lequel figure le totem de chaque parti, 31 au
total, donnant le choix entre, tracteur, pomme , rose, et j'en passe
est le reflet d’un analphabétisme profond et choquant pour une élite
intellectuelle que l’on a sciemment écartée.
Dans ce contexte, comment, lorsqu’un jeune parti arrive en tête,
sans majorité absolue, peut-il constituer une équipe
gouvernementale ?.
Les partis politiques traditionnels évincés, sont tenus de traduire
dans leurs attitudes, les résultats des urnes.
Une coalition devient difficile, son accouchement peut être
laborieux, et le nouveau-né fragile peut avoir une durée de vie
limitée. Nous souhaitons succès et durée à la nouvelle équipe pour
apporter les changements attendus.
Ceci étant dit, au Maroc nous avons la chance d'une Monarchie et à
sa tête notre Souverain Sa Majesté Mohammed VI qui est l'incarnation
de la stabilité et de la pérennité de la Nation.
Docteur Fayçal Bouhlal. |
|
|
Elections législatives :
Des
résultats attendus…pour être scrutés |
|
Ce n’est
pas le temps qui passe vite, c’est l’histoire de
l’humanité qui déferle à grande vitesse, avec de rares
phases de succès et d’équilibre, au point où nous
sommes entrés dans une période d’incertitude et de
dangers jamais égalée. Chez nous aussi le temps passe vite, des
élections cruciales et fondamentales, pour asseoir la démocratie
dans notre pays, vont avoir lieu.
La campagne est lancée, ses résultats sont attendus et seront
scrutés.
Il ne s’agit là que du point de vue d’un citoyen, mais peut être que
nous sommes nombreux à penser la même chose et à faire les mêmes
analyses.
Notre pays s’est doté d’une nouvelle constitution, elle a été
approuvée par la majorité de ceux qui se sont déplacés et votés.
Dans la gestion d’une Nation, il faut bien un canevas, comme rien
n’est figé et tout étant perfectible par ailleurs, c’est à l’usage
que cette nouvelle constitution fera l’objet de retouches voire de
révisions.
Des révisions imposées par les faits, voire par des consensus
politiques, d’un Gouvernement et de députés triés sur les volets,
pour leur niveau d’instruction et d’expertise pour asseoir les
compétences. Des femmes et des hommes consciencieux, justes, animés
par l’intérêt général de la Nation, ce qui n’a jamais été le cas.
Si Sa Majesté a voulu pour son pays et son peuple, une nouvelle
façon de gérer les affaires du pays, c’est bien parce que les
gestions antérieures n’ont pas été des modèles à suivre.
Il faut donc un renouveau majeur des membres du futur Parlement sans
exclusive.
Pour cela il faut que ceux qui y ont élu domicile retrouvent les
vraies joies de la maison. Que ceux qui y ont passé deux, voire
trois mandats successifs, libèrent les places.
On ne peut pas faire du nouveau avec de l’ancien, et si l’on croit
que les anciens connaissent la marche des choses, la nouvelle
constitution veut effacer les dérives du passé, dont on ne pourra
accuser les nouveaux.
Les Marocains le savent, beaucoup de fauteuils ont été acquis et
conquis par l’achat de voix et la corruption, ces scandales que Sa
Majesté a dénoncés dans tous ses derniers discours.
Est-il entendu, est-il compris, par la classe politique, il nous est
permis d’en douter, quant on apprend que les mauvaises habitudes
restent vivaces, actuelles et factuelles.
Le monde Arabe et Musulman dont nous faisons partie est entré dans
une phase décisive, pour le partage du pouvoir, des richesses, de la
justice et de l’équité, de l’équilibre des droits et des devoirs,
c’est cela la Démocratie pour ceux qui en ont oublié la définition.
Soyons un exemple, en ayant des élections dignes de celles de pays
où la démocratie est réelle et effective. Si on bricole et l’on
triche encore une fois, nous nous exposeront à des lendemains
difficiles, que Dieu nous en préserve.
Docteur Fayçal Bouhlal. |
De la prospective
s’il vous plaît !
Que celui qui dit que
le tramway ne pollue pas, lève le doigt |
|
Toute
action politique s’inscrit obligatoirement dans une recherche de
résultats, de résolution des problèmes. Améliorer les conditions de
vie des citoyens, confrontés à des difficultés majeures :
économiques, sociales, sociétales, environnementales, sanitaires,
c’est à cela que sert l’action politique.
Mais avant de déclencher une action politique, il
faut toujours des études de faisabilité, de rentabilité,
d’efficacité, d’améliorations réelles des difficultés que vivent les
hommes, les femmes et les enfants, d’une Nation.
Le rôle fondamental du médecin, c’est de sauvegarder et de rétablir
les équilibres entre les fonctions des différents appareils du corps
humain. Des corps soumis aux conditions de salubrité et de toxicité
du milieu dans lequel ils évoluent.
Ce milieu doit être analysé en jugeant les résultats des projets
entrés dans la réalité.
Depuis quelques années des décisions ont été prises, trop vite, sans
préparation, sans réflexion, sans penser aux conséquences sociales
et sociétales, qu’elles engendreraient.
Quant on fait de la politique, sans projection des résultats de
cette politique sur le long terme, on faute.
Je vais revenir sur quelques décisions qui n’ont pas été de grands
succès.
En premier lieu, la politique des départs volontaires, elle n’a pas
été réfléchie, elle a produit des dégâts colossaux dans le système
éducatif et dans le système de santé. Deux piliers fondamentaux dans
le devenir d’un peuple.
En second lieu, l’horaire continu, mal préparé, non adapté, il a été
à l’origine de bouleversements considérables, au point où il n’est
respecté par personne.
J’ai lu dernièrement dans un hebdomadaire, les mauvais résultats, du
nouveau code de la route, mis en service depuis une année. Ce qui
montre bien qu’il faut d’abord éduquer un peuple, pour qu’il prenne
conscience du respect des règles et des lois.
J’avais d’ailleurs fait publier un article dès la mise en route du
nouveau code, et je disais aux responsables politiques, qu’il aurait
été plus sage de modifier le code génétique des Marocains, pour
rendre actifs les gênes du respect et de la bienséance.
Enfin ayant de la suite dans les idées, et ayant mis en garde depuis
des années contre la pollution atmosphérique de nos villes, et
l’incidence de cette pollution sur la santé de nos enfants, je vais
écrire ici noir sur blanc, ce que pensent l’immense majorité des
citoyens de la capitale.
En optant de façon précipitée pour un moyen de transport collectif
non polluant, en l’occurrence le tramway, reliant et traversant la
capitale et sa mitoyenne Salé, nous avons considérablement accentué
la pollution. C’est le résultat inverse de ce qui était attendu,
dans une politique environnementale digne de ce nom.
Je déplore d’ailleurs que le ministère de l’environnement n’ait pas
mesuré les taux des polluants toxiques émis par les échappements de
nos véhicules dans la capitale, avant que les tramways soient en
service et maintenant que les tramways ont complètement paralysé la
circulation automobile.
Il faut toujours comparer l’avant et l’après, pour voir si le
résultat est satisfaisant, ou si on s’est fichu le doigt dans
l’oeil.
Tout le monde le dit, le constat est unanime, la circulation dans la
capitale est une catastrophe remarquable et combien remarquée.
En traçant le parcours des tramways, les ingénieurs ont bloqué et
rétréci les voies de circulation de tous les véhicules motorisés.
Les temps des allers et des retours ont été multipliés par 4 voire
5, augmentant du coup la pollution atmosphérique.
Un exemple de temps de trajet individuel, que l’on extrapolera à
tous les autres milliers de conducteurs. De mon domicile (centre de
l’Agdal) à mon lieu de travail (centre ville), avant le tramway, je
mettais 5 à 8 minutes, depuis que les trams circulent, je mets 25 à
30 minutes avec un moteur qui tourne, consomme et pollue cinq fois
plus. Multipliez avec le nombre de voitures qui circulent dans les
mêmes conditions, et vous aurez une idée de l’amélioration de l’air
que nous respirons tous.
Si j’avais été ministre de l’Environnement, j’aurais demandé à Sa
Majesté de me démettre de mes fonctions car ma responsabilité dans
ce gâchis aurait été engagée. Un serviteur de l’Etat doit savoir
plier ses bagages et rentrer chez lui quant il a failli.
Il y a quelques jours, ont été inaugurés les travaux pour doter
notre pays de trains à grande vitesse. C’est la France qui a eu ce
marché (sans appel d’offres international, alors que l’Allemagne
fabrique aussi des trains à grande vitesse de grande qualité, le
Canada, le Japon …).
En l’état actuel de notre développement, nos priorités majeures et
nombreuses, devaient rester nos mires de visée. Fallait-il investir
dans le TGV qui va tuer beaucoup de monde, sachant que le Tram qui
ne roule pas très vite a déjà fait des victimes?.
Je vous rappelle que les Etats Unis d’Amérique, un pays immense et
très développé, n’a pas de trains à grande vitesse, que les TGV en
France ne sont pas rentables, comment pourront-ils l’être pour nous
dans notre pays.
Quel intérêt dans nos vies courtes, de nous presser tant et plus, du
calme et de la pondération mes frères.
Mais comme je n’ai pas fait trop d’études, que mes facultés de
compréhension et de discernement sont limitées, je pose des
questions, auxquelles je n’aurais pas de réponse. Mes réponses, je
les garde pour moi.
Dormez bien, Dieu veille sur nous. Mais Dieu nous a donné deux
hémisphères cérébraux, pour que nous nous en servions.
Docteur Fayçal Bouhlal.
|
|
|
Médicaments sur la selette
Des traitements à
effets secondaires garantis |
|
Le 22 février 2005 sur le
quotidien l’Opinion, un article à la une portait le
titre suivant : La médecine conventionnelle en danger
par ses médicaments, cet article figure toujours sur le
Web. Et bien ça ne s’arrange pas.
En effet par leurs effets secondaires graves,
beaucoup de médicaments sont mis en cause. On peut se poser la
question du pourquoi.
L’actualité récente pousse de nouveau à aborder ce sujet, et de
revenir sur les défaillances de la pharmacovigilance, qui n’est rien
d’autre que l’étude, le recueil et la diffusion de tous les effets
secondaires, liés à la prise d’un médicament.
Soulignons aussi que si la molécule médicamenteuse n’est pas en
cause, ce sont des additifs et des conservateurs qui le sont.
Notons avec l’objectivité requise, qu’il n’existe pas de médicaments
doués d’une action pharmacologique prouvée, sans effets secondaires.
Ces effets peuvent êtres bénins et passagers, plus ou moins
importants et nécessitant parfois l’interruption du traitement, mais
aussi des effets secondaires graves, pouvant causer la mort, des
cancers, des malformations.
Rappelons les drames des années soixante, encore dans les mémoires
de la médecine et de la pharmacopée. Les décès, dus à l’élixir de
baumel, les cancers vaginaux causés par le distilbène, les
malformations dues à la thalidomide.
Dans les années quatre-vingt, le scandale du sida dû au sang
contaminé, la maladie neurologique de Creutzwald Jacob avec
l’hormone de croissance, l’hypertension artérielle pulmonaire
mortelle due à un coupe-faim, l’Isoméride, retiré du marché.
Sans oublier celui qui est autant médiatisé en France que DSK, le
Médiator. Il est à l’origine de nombreux décès, par maladies des
valves cardiaques. Un dernier du même laboratoire le protelos (non
commercialisé dans notre pays), est mis aussi en accusation.
Lorsque trois médicaments, appartenants à la même firme
pharmaceutique, sont mis en cause, que les aléas de la
pharmacovigilance sont établis, on est en droit de penser que les
autres molécules, du même laboratoire, ont dû faire face aux mêmes
manquements.
Un médicament ne peut être mis sur le marché et administré à des
patients, que si les effets secondaires et les risques encourus sont
infiniment inférieurs aux bénéfices.
Il faut donc un travail de pharmacovigilance important, long,
sérieux, honnête et transparent, pour écarter du marché les
médicaments dangereux.
C’est là la question fondamentale. Il se trouve que le laboratoire
qui découvre et fabrique un médicament donné, recrute des médecins,
paye ces médecins et présente aux autorités sanitaires, les
conclusions de ses médecins pour obtenir la mise du médicament sur
le marché. Il est juge et parti, et la crédibilité de ses études
doit être mise en cause.
Que des liens d’intérêts matériels réciproques s’établissent entre
hommes d’affaires, il n’y a là rien de plus normal, sauf que la
santé et les soins des patients ne doivent en aucun cas dériver vers
le profit quel qu’en soit le prix.
Le médecin rétribué qui ne dit que ce que veut entendre le
laboratoire et cache tout ce qui ne plaît pas aux patrons du
laboratoire, et un criminel quand les effets cachés sont mortels.
Les nombreux scandales des médicaments dangereux, et les enquêtes
entreprises, ont formellement établi les graves manquements de la
pharmacovigilance.
On peut dire qu’entre certains laboratoires et leurs médecins
attitrés, se sont établis des liens de corruption organisée. Dans
notre monde moderne et civilisé, la corruption sévit dans tous les
lieux et tous les segments de la vie. Lorsqu’il en va de la santé,
de la vie et la mort de malades, il s’agit là de fautes
intolérables.
Les travaux de pharmacovigilance doivent êtres assurés par des
équipes de médecins et de pharmaciens, libres, indépendants des
laboratoires, payés par l’Etat voire d’autres fonds spéciaux.
Le ministre français de la santé, confronté à de nombreux problèmes
a fixé les règles et les lois, pour que les médicaments dangereux ne
puissent plus être sur le marché.
Des médicaments efficaces, sans effets secondaires et sans risque,
n’existeront pas, et ils n’existeront jamais.
Hélas les sociétés modernes ne sont plus dans le respect des
valeurs, des règles, des lois, de la responsabilité, l’avidité de
l’argent a tout remplacé et nous avons tout détraqué.
Si le monde va si mal, si nos sociétés sont malades, c’est par la
perte des valeurs fondamentales, la rupture des équilibres, qu’ils
soient écologiques, économiques, culturels, sociaux et sociétaux. Le
retour de ces équilibres fondamentaux s’il est encore possible sera
long, difficile et pénible.
La planète a besoin de Justice, d’Equité, de Partage, de
Responsabilité, de respect, c’est en somme ce que dicte l’Islam aux
musulmans et les autres religions aux autres croyants.
Etant dans la quotidien de l’actualité, au moment de l’envoi de cet
article, j’ai appris que deux médicaments anti-obésité, coupe-faims,
l’Alli et le Xenical, contenants la même molécule à des doses
différentes sont mis en cause par l’agence française de sécurité des
produits sanitaires.
Docteur Fayçal Bouhlal. |
|
|